Golden Globe Race 2018

Libertine sera-t-elle au départ de Falmouth le 14 juin 2018 pour participer à la renaissance du Golden Globe Challenge sous le nom de la Golden Globe Race, 50 ans après la seule et unique édition de cette épreuve, en 1968 ?

Cette course autour du monde en solitaire et sans escale, ancêtre de l’actuel Vendée Globe, avait inspiré le film Les 40es rugissants avec Jacques Perrin et Michel Serrault. Le film racontait l’histoire tragique de Donald Crowhurst, passionné de voile qui avait menti sur ses positions avant de se suicider en mer. Sur les neuf participants à ce drôle de défi, seul un navigateur avait terminé l’épreuve et remporté ainsi les 5.000 livres sterling promises à l’époque au vainqueur : le Britannique Robin Knox-Johnston. Il avait alors bouclé ce tour du monde sans aide ni escale en 313 jours de mer.

La modernité reste à quai. Aujourd’hui, ils sont déjà 25 navigateurs, de 14 nationalités différentes dont 4 Français, à être prêt à se lancer dans l’aventure, qui promet d’en être une vraie. Figurez-vous qu’à l’heure du tout-connecté, cette bande de « doux-dingues » accepte de larguer les amarres dans les mêmes conditions qu’il y a 50 ans : sans GPS, sans électronique de bord, sans dessalinisateur, sans anémomètre, sans radar ni pilote automatique et enfin sans moyens de communication ou presque puisque les liaisons se feront par radioamateurs. Et la liste des privations est longue. Car en 50 ans, la pratique de la voile a beaucoup évolué. Quelques concessions seulement ont été faites au monde moderne : des balises de positionnement et un téléphone satellite, uniquement pour communiquer avec l’organisation.

Le Golden Globe Challenge fut un défi à la voile organisée en 1968 par le journal britannique « The Sunday Times » à l’initiative de Sir Francis Chichester. Il fut la première course autour du monde en solitaire sans escale.

Il n’y eut pas de départ collectif, ni de ligne de départ et d’arrivée prédéfinie. Les concurrents pouvaient s’élancer depuis le port de leur choix (situé au-delà de 40 ° de latitude nord) entre le 1er juin et le 31 octobre 1968 avant de conclure un tour du monde en solitaire par les trois caps sans toucher terre, sans aide extérieure ni ravitaillement. Un globe d’or récompenserait le premier concurrent à boucler un tour du monde, tandis qu’un second prix de £5000 récompenserait le plus rapide (le départ devant alors se faire depuis un port britannique).

Des neuf concurrents engagés, seul le Britannique Robin Knox-Johnston sur son ketch de 10 m Suhaili, reviendra à bon port après 313 jours de mer et 30.123 milles parcourus. Quatre abandonnèrent avant de quitter l’Atlantique. Des cinq concurrents restants, Chay Blyth, qui avait pris la mer sans aucune expérience de la navigation, franchit le cap de Bonne-Espérance avant d’abandonner ; Nigel Tetley sombra alors qu’il était en tête[réf. nécessaire], à 1100 miles de l’arrivée (il se suicida quelques années plus tard) ; Donald Crowhurst, qui était resté dans l’Atlantique Sud tout en communiquant par radio de fausses positions faisant croire à une progression « réelle » autour du monde, montra des signes de maladie mentale et se suicida ; Bernard Moitessier rejeta la compétition, abandonnant la course alors qu’il était en bonne place pour la remporter et poursuivit sa route jusqu’à Tahiti, accomplissant un tour du monde et demi. Ce dernier publia le récit de sa navigation : La Longue Route

Premier et seul arrivé, Robin Knox-Johnston remporta les deux prix. Il fit don des £5000 à un fonds créé pour soutenir la famille Crowhurst. En 1982, il organisera le BOC Challenge, nouvelle course autour du monde en solitaire. Par la suite, l’esprit du Golden Globe renaîtra en 1989, avec la course organisée par le Français Philippe Jeantot, sous le nom de Vendée Globe.

GoldenGlobeRaceRoute-620x330

GGR2018

 

Le Tour du Monde Antarctique

2015-06-17 17.06.172015-06-17 17.08.582015-06-17 17.10.03

Aux antipodes d’un monde à l’envers, le tour du monde est antarctique…

Îles

Iles
Iles
lles où l’on ne prendra jamais terre
Iles où l’on ne descendra jamais
Iles couvertes de végétations
Iles tapies comme des jaguars
Iles muettes
Iles immobiles
Iles inoubliables et sans nom
Je lance mes chaussures par-dessus bord car je voudrais
bien aller jusqu’à vous

Blaise Cendrars, Feuilles de route, 1924

La dérive mystérieuse

Qu’est-ce que cette fuite ? Le mot est mal choisi pour plaire. Le courage est pourtant d’accepter de fuir plutôt que de vivre quiètement et hypocritement en de faux refuges. Les valeurs, les morales, les patries, les religions et ces certitudes privées que notre vanité et notre complaisance à nous-mêmes nous octroient généreusement, ont autant de séjours trompeurs que le monde aménage pour ceux qui pensent se sentir ainsi debout et au repos, parmi les choses stables. Ils ne savent rien de cette immense déroute où ils s’en vont, ignorants d’eux-mêmes, dans le bourdonnement monotone de leurs pas toujours plus rapides qui les portent impersonnellement par un grand mouvement immobile. Soit un de ces hommes qui, ayant eu la révélation de la dérive mystérieuse, ne supportent plus de vivre dans les faux semblants du séjour. D’abord il essaie de prendre ce mouvement à son compte. Il voudrait s’éloigner personnellement. Il vit en marge… Mais c’est peut-être cela la chute, qu’elle ne puisse plus être un destin personnel, mais le sort de chacun en tous”.

Maurice Blanchot, L’Amitié, Gallimard, 1971

Une exploration géopoétique des archipels du Pacifique

Ia Ora Na !
Nous vous invitons à partager nos flâneries libertines parmi les îles du Pacifique Sud, à la rencontre des peuples océaniens, aux antipodes d’un monde à l’envers.

Nous sommes des nomades de la mer, vagabonds océaniques sur le plus grand des océans, amoureux des horizons circulaires et des vagues déferlantes, des sillages phosphorescents et des sillons d’étraves éclairés de lunes et d’arcs-en-ciel.

Avec vous, nous allons tracer les cartes géopoétiques des archipels des mondes polynésiens, réels, symboliques et imaginaires.

Selon le poète et chercheur Kenneth White, le fondateur de l’Institut International de Géopoétique:

« la géopoétique est une théorie-pratique transdisciplinaire applicable à tous les domaines de la vie et de la recherche, qui a pour but de rétablir et d’enrichir le rapport Homme-Terre depuis longtemps rompu, avec les conséquences que l’on sait sur les plans écologique, psychologique et intellectuel, développant ainsi de nouvelles perspectives existentielles dans un monde refondé ».

C’est une invitation à embarquer pour une aventure cosmopoétique.

Nous vous proposons une chronique du plaisir d’exister au milieu de la beauté du monde, une exploration des bords du monde, des portraits et des scènes de la vie quotidienne dans le « Triangle Polynésien » [Nouvelle-Zélande – Hawaii – Île de Pâques] – des dérives psycho-géographiques et des navigations/divagations géopoétiques plus que des exploits nautiques, des regards singuliers sur la vie et les hommes, des points-de-vue décalés sur le monde depuis des atolls perdus, des archipels bientôt engloutis, et des paroles étonnantes prononcées dans le vent alizé.
Nous partageons la vie de communautés d’enfants abandonnés sur des îlots de Tahiti, les errances urbaines des travestis rea-rea de Papeete, l’exil intérieur des premiers réfugiés climatiques de Kiribati face à la montée des eaux, les joies simples des pêches dans les eaux d’un lagon turquoise et or, et les chants de femmes de Rapa quand elles préparent la popoi…

Préparation de la Popoï sur l'île de Rapa - Archipel des Australes - Photo Paskua 2014

Préparation de la Popoï sur l’île de Rapa – Archipel des Australes – Photo Paskua 2014

Nous rencontrons des hommes-médecine, les tahua, et conversons avec leurs totems, dans le temps du rêve, de la métamorphose et des visions pénétrantes.

Aurait dit Victor Segalen, ainsi cette équipée  » ne veut donc être ni le poème d’un voyage, ni le journal de route d’un rêve vagabond. Cette fois, portant le conflit au moment de l’acte, refusant de séparer, au pied du mont, le poète de l’alpiniste, et , sur ce fleuve, l’écrivain du marinier, et, sur la plaine, le peintre de l’arpenteur ou le pèlerin du topographe, se proposant de saisir au même instant la joie dans les muscles, dans les yeux, dans la pensée, dans le rêve, – il n’est ici question que de chercher en quelles mystérieuses cavernes du profond de l’humain ces mondes divers peuvent s’unir et se renforcent en plénitude. »

Ainsi, vous proposons-nous de nous accompagner en nos vagabondages océaniques, nos dérives libertines, pour un projet exploratoire, anthropologique, gyrovague, documentaire, initiatique plus que pédagogique, cinématographique et géopoétique des usages du monde.

Nous réaliserons un film documentaire interactif en cours d’écriture et de construction, élaboré semaine après semaine, escale après escale.
Embarquez avec nous sur la Libertine, un Joshua Ketch de 1969, le sister-ship du Joshua de Bernard Moitessier, devenu navire d’exploration géopoétique.

cropped-libertine4.jpg

Libertine – Joshua Ketch de 1969 – Sortie de carénage

Ces dernières années, nous avons produit pour les chaînes Première de FranceTV une collection de 180 Très-courts documentaires, « fabriqués comme des bombes artisanales », intitulés TA’ATA (« Homme, Humain » en langue tahitienne), à voir ou revoir ici.

Embarquement: 25 Avril 2015: Maeva !

Programme: Tahiti – Bora Bora – Maupiti – Cooks Islands – Kiribati – Samoa – Fidji – Vanuatu – Nouvelle Calédonie – Hawaii – Marquises – Tuamotu – Australes – Rapa Iti – Ushuaia – Patagonie – Rio – Antilles – Naples (Août 2018)

5082

Collège de Géopoétique des Rives Océaniennes

Pour soutenir ce magnifique projet et participer à l’aventure, retrouver nous sur tipeee, le premier site participatif français qui soutient les créateurs. (A partir de 1 € par mois !) – cliquez sur l’image ci-dessous

macaronTipeee1
//www.tipeee.com/embed/project/100158

Pour prendre contact avec nous, utilisez le formulaire ci-dessous:

A la Une d’EMBARQUEMENTS

75333_406556766087790_500518309_n

La Libertine, et le projet documentaire et « géopoétique » de lili Oop & Paskua, sont à la « Une » du magazine Embarquements du 25 Décembre 2013.

Le monde de l’aventure et de l’exploration selon Stéphane Dugast…

http://stephanedugast.hautetfort.com/archive/2013/12/24/ia-ora-na-taata-paskua-lili-oop-5245132.html